TRICHE une dérive à enrayer…

Examens & antisèches : les nouvelles méthodes de triches que nous évoquerons au prochain Conseil d’Administration afin d’essayer d’y mettre un terme…

Calculatrice, smartphone, montres : l’antisèche s’est modernisée !

Dans le nanar culte de Claude Zidi, « Les sous-doués passent le bac », les candidats rivalisent d’ingéniosité pour berner les examinateurs. Ils ont aujourd’hui trouvé plus fort qu’eux : les fraudeurs des années 2010.
Ces ados rusés mais inconscients sont prêts à dégainer leurs armes high-tech, leur iPhone, leur Blackberry ou leur baladeur MP3. Ces stratagèmes donnent un sacré coup de vieux aux coups d’œil par-dessus l’épaule de la première de la classe. Les contrevenants, qui risquent très gros dans la salle d’examens, sont bien plus nombreux à déployer leur arsenal en cours.

Dans de nombreux établissements, on assiste au boom de l’usage de téléphones sophistiqués durant les contrôles même si ce phénomène est loin de toucher tous les élèves.

Smartphone, Calculette, Montre… les techniques et témoignages

« Le téléphone, c’est mieux que l’antisèche classique »
Antonin en 1re S, triche mais ne s’est jamais fait prendre

Antonin, en 1re S (scientifique) dans un lycée de bonne réputation du sud de Paris, prend la tricherie avec philosophie. « Pour moi, peu importent les moyens, ce qui compte c’est le résultat. Si j’ai un 19/20 en ayant truandé, ça reste un 19/20, je n’ai aucun problème de conscience avec ça », martèle l’ado de 16 ans devant les grilles de son établissement, un casque audio volumineux sur les oreilles. Lors des devoirs surveillés (DS), il « profite largement » de son Nokia, surtout de son forfait Internet illimité. « Une fois, en géo, j’avais une carte à remplir. J’ai été sur Google Earth pour récupérer les noms des pays et des mers, ça m’a bien aidé », se félicite-t-il. Lors d’un contrôle de français, il n’hésite pas à surfer sur Wikipédia, l’encyclopédie en ligne, pour tout connaître de Flaubert ou de Voltaire. Avant certaines interros, il photographie ses cours avec son mobile qui est équipé d’un « bon zoom ». Avec sa machine « planquée » entre sa trousse et sa copie, il met enfin à contribution ses copains lors des DS de maths. « Je demande par SMS les réponses aux exos, soit à un camarade qui est dans la même salle que moi soit à un pote à l’extérieur », dévoile-t-il.
Parfois, il doit revoir ses plans. « Quand le prof exige qu’il n’y ait pas de trousse sur la table, c’est plus compliqué. Heureusement qu’il reste la poche pour dissimuler le téléphone… » souffle-t-il. Le fraudeur n’a jamais été pris. « Les profs ne se doutent de rien, je ne me suis pas encore fait cramer. Le téléphone, c’est mieux que l’antisèche classique sur un morceau de papier. Parce qu’une feuille, ça fait du bruit », avertit-il.